Écriture, Extraits

Au-delà d’une étoile | Extrait #2

Pour ce deuxième extrait de mon roman Au-delà d’une étoile, c’est un passage que j’avais déjà partagé sur la page Facebook mais que j’ai légèrement retravaillé depuis. C’est un moment entre Lucie & Felix que j’ai pris beaucoup de plaisir à écrire, tandis qu’ils célèbrent une date particulière (pour l’instant au chapitre 3).

« Le trajet en métro nous conduisit Place Monge. Felix m’emmena au bowling de la rue Mouffetard, un endroit que nous adorions et qui avait le don de le dépiter considérablement. Je gagnais à quatre-vingt pour cent des parties et il continuait à croire que mes victoires étaient dues à la chance du débutant. J’étais plutôt d’avis que ses défaites répétées l’amenaient à devenir mauvais joueur. Je ne tenais pas rigueur de son comportement grincheux. Son côté capricieux était suffisamment divertissant pour que je lui pardonne les yeux fermés. Le bowling était toujours plein de vie et je me sentais chaque fois subjuguée par l’effervescence qui y régnait. Malgré le manque d’espace et la foule épaisse qui me privaient d’air et me donnaient souvent le tournis, j’adorais me fondre dans la masse et jouer jusqu’à m’en atrophier les doigts. Je prenais sur moi quelques heures, refusant de rater cette ambiance électrique à cause d’ angoisses gênantes. Ce soir-là, je triomphai à nouveau.
— C’est parce que je t’ai encore laissée gagner ! grogna Felix, faussement ronchon.
— Bah voyons ! Pour un sportif, je t’aurais vraiment cru meilleur perdant.
Je lui tirai la langue comme j’avais l’habitude de le faire dans ces moments de complicité. Il s’en prit à mes zones sensibles, les chatouillant avec détermination.
— Arrête, idiot ! parvins-je à articuler, entre deux fous rires.
Felix cessa de me torturer et se pencha vers moi pour me murmurer à l’oreille :
— Et si on rentrait chez toi, maintenant ? Le grand final ne peut être joué qu’à rideaux tirés.
Sur ces mots, il déposa des baisers chastes mais sensuels le long de ma mâchoire, au creux de mon cou. Mon corps répondait toujours à ses lèvres de la même façon. Je me cambrai alors vers lui, son sourire béat et glorieux. Quelle andouille ! Mais bon sang, qu’est-ce que je l’aimais. »

Je tiens à préciser que ces fragments d’histoire sont susceptibles de changer encore et encore lors de révisions futures. Vous pouvez également retrouver le premier extrait que j’ai partagé ici : il s’agit du prologue !

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